Mémoire présenté au Comité permanent de la science et de la recherche concernant la création et la diffusion d’information scientifique en français

21 septembre 2026
Des étudiants devant le Cœur des sciences de l’Université du Québec à Montréal.

En tant que porte-parole des universités du pays, Universités Canada représente des établissements qui exercent leurs activités en français, en anglais ou dans les deux langues officielles, notamment au Québec et dans des régions accueillant des communautés francophones en situation minoritaire. La recherche en français fait partie intégrante de l’écosystème canadien : elle contribue à l’avancement des connaissances scientifiques, enrichit la diversité des idées et des perspectives, répond aux besoins des communautés francophones du pays et participe au rayonnement du Canada dans la Francophonie en général. La soutenir, c’est donc investir dans l’excellence, la résilience et la compétitivité internationale de la recherche canadienne, en plus de favoriser l’équité linguistique. Le bilinguisme du pays est un atout : il permet de faire le pont entre les réseaux de recherche francophones et anglophones et favorise la collaboration au pays et dans l’ensemble de la Francophonie.

Dans son mémoire, Universités Canada recommande ce qui suit au gouvernement fédéral :

  1. Créer le Secrétariat de coordination de la recherche en français proposé en lui donnant un mandat clair et des responsabilités bien définies, en l’intégrant au système fédéral de la recherche, en assurant une participation véritable des universités et en veillant à ce qu’il complète les structures existantes sans faire double emploi avec elles.
  2. Créer le Fonds d’appui et de valorisation de la recherche en français bénéficiant d’un financement adéquat et prévisible qui s’ajouterait aux investissements fédéraux actuels en recherche, en tenant compte des différences de coûts et de besoins capacitaires entre les disciplines.
  3. Renforcer le leadership fédéral en améliorant la capacité d’évaluation par les pairs en français, en publiant chaque année des données désagrégées et en rendant compte publiquement des progrès réalisés.

Le Canada a un atout distinctif : ses communautés de recherche dans les deux langues officielles. À l’heure où la concurrence pour les talents et les partenariats en recherche s’intensifie sur la scène internationale, le Canada a intérêt à tirer pleinement parti de ses liens avec les écosystèmes de recherche tant en anglais qu’en français.